Shiko Shiko - Best new bestiole Après deux EPs assez convaincants, les grands coquins de Shiko Shiko reviennent avec un album intitué Best new bestiole. "Best" car ils reprennent quelques titres de leurs anciens méfaits. "New" car il y a aussi du neuf justement sur cette galette. Et c'est en terrain conquis que commence l'album puisque Best new bestiole s'entame sur une vieille composition, "D.P.M.M.P.D", qui m'avait déjà enthousiasmé à l'époque : un pot-au-feu électro indie-rock du tonnerre, entre phases percussives (néologisme = percussion + persuasive) extatique et énergie punk qui déboite quelques épaules. D'ailleurs, dans mon souvenir, c'est le titre qui leur sert de conclusion en live. C'est dire la folie que dégage ce morceau. La deuxième piste, "Let's go to Pyongyang and kill a bunch of people", attaque d'emblée avec un habillage électro sucré puis le morceau part en vrille, toujours en côtoyant cette extase chère au groupe, avec quelques mélodies à la fois catchy et naïves, puis de jolies phases où le titre s'apaise pour mieux revenir dans du pur Shiko Shiko, c'est à dire la fête du slip. "Pandanosaure" est l'un des morceaux les plus surprenants de cet album, il s'introduit sur une nappe de clavier aux sonorités vintages pour partir sur des territoires moins encombrés qu'à l'accoutumée. Cette épure, qui leur va plutôt bien, reste toutefois momentanée est le groupe repart bien vite dans ses travers positifs.

Au bout de neuf titres, difficile de ne pas se dire que Shiko Shiko continue sa douce progression, les influences (on parle souvent de Battles, y compris votre serviteur, à leur sujet) semblent définitivement reléguées au placard. Bilan très positif donc pour ce premier album. Et comme ils tournent pas mal, on t'incite à aller les voir en live. Ils viennent d'ailleurs d'évan-Shiko Shiko-giliser l'Islande lors d'une date au Iceland Airwaves Music Festival avec les Cercueil.