Down To Earth L'arrivée sur le label grenoblois On The Ring Records du combo a permis la resortie de ce maxi (devenu éponyme ?) qui avait été enregistré début 2001 à la Nef (Angoulème) par Michel Tolédo et qui était visiblement sorti sous le nom de Not updated l'an dernier. Peu importe ces considérations, ce qui compte ce sont les quatre titres offerts par le groupe. Au grand jeu du "dans quel tiroir je range le groupe", bah, je donne ma langue au chat ! La couleur néo-punk "emocore" semble la plus dominante mais entre l'intro de "Velcro life style" qui sonne très noisy rock et un passage au chant sur "Empty box" qui pourrait sortir du premier album des deftones, il y a de la place ! L'ambiance punk à roulettes chère aux Green Day, Pennywise et consorts transpire de tous les titres avec plus ou moins de force, sur "Unrest", elle est évidente jusqu'à ce break pop qui n'est pas du tout dans les habitudes du style pourtant si formaté ! C'est ça la force de Down To Earth, prendre le meilleur de chaque style écouté pour reconstruire des compos qui se tiennent ! Avec "Unrest", on passe par plusieurs sonorités et couleurs différentes en restant dans le même morceau. Le son des guitares et le chant anglais (avec un léger accent français) est néanmoins toujours là pour qu'on garde à l'esprit que c'est un unique groupe que l'on écoute ! Aux riffs éfrénés du punk, à la douceur de la pop, il faut ajouter quelques rythmiques bien lourdes puisées dans le puits du métal qui se font entendre deci delà sans choquer. Et le chant hurlé fait de même, sur la fin de quelques titres comme le premier, la mélodie s'écorche ce qui ne devrait pas déplaire aux fans d'émo pur et dur. Down To Earth joue de ses influences et les mixe admirablement bien pour en faire du rock bien envoyé, et après tout, c'est tout ce qui compte non ?